Ils retrouvent leurs voitures avec 1200 km en plus après les vacances, une histoire hallucinante

Des automobilistes de retour de vacances ont découvert une situation pour le moins surprenante à leur retour : leurs véhicules, garés pendant leur absence dans des parkings autour de l’aéroport d’Orly, avaient parcouru des centaines de kilomètres supplémentaires. Ce type d’incident, qui pourrait sembler incroyable, n’est cependant pas isolé. Plusieurs témoignages font état de malversations présumées, allant de kilomètres supplémentaires au compteur à des modifications suspectes sur les voitures elles-mêmes. Une affaire qui soulève des questions sur la sécurité et la gestion des parkings aéroportuaires.

Des automobilistes se retrouvent avec des kilomètres en plus sur leur compteur

C’est une histoire pour le moins hallucinante qui a secoué plusieurs automobilistes ayant laissé leur voiture dans des parkings autour de l’aéroport d’Orly. Après plusieurs jours ou semaines d’absence, certains ont récupéré leurs véhicules avec plus de 1 200 km au compteur, sans explication claire. Mais ce n’est pas tout : des témoignages de roues changées et de comportements suspectés de la part des employés ont également été rapportés.

Robert, un retraité du Nord, en garde un souvenir particulièrement amer. Lors de son voyage en Guadeloupe, il décide de laisser son véhicule dans un parking situé à Athis-Mons, à proximité d’Orly. À la recherche d’une solution moins onéreuse, il choisit le parking Orly Navette, un service noté 7,8/10 sur différents sites. Le tarif est nettement plus attractif : 84 € pour 15 jours, contre près de 315 € pour un parking directement géré par l’Aéroport de Paris.

À lire :  Voiture électrique : Polestar sort les griffes pour briller face aux géants

Avant de partir, une intuition l’amène à prendre une photo du kilométrage de sa voiture, un geste qui se révélera crucial. À son retour, il découvre, stupéfait, que le compteur affiche 750 km en plus. Il se rend immédiatement à la gendarmerie pour signaler l’incident, et, après enquête, il comprend qu’il n’est pas le seul à avoir été victime de ce type de malversation. En effet, sur 26 avis laissés sur Google, 15 dénoncent des faits similaires.

Des témoignages qui s’accumulent

D’autres automobilistes racontent des situations similaires, certains constatant même des rayures ou des roues remplacées sur leurs véhicules. Jade, par exemple, a retrouvé sa voiture avec une rayure importante et des roues changées. D’autres ont noté la présence de nourriture dans l’habitacle ou des étiquettes de mise en fourrière apposées sur les vitres, malgré le fait que leurs véhicules étaient sensés être garés en toute sécurité sur le parking.

Les autorités ont enregistré plusieurs plaintes. Mais, bien souvent, les réponses des sociétés de parking sont frustrantes : « Nous agissons uniquement en tant qu’intermédiaires de réservation et non en tant qu’exploitants des parkings. Par conséquent, nous ne pouvons être tenus responsables », indique-t-on généralement. Malgré les excuses et la promesse de licenciements pour les employés impliqués, six plaintes ont déjà été déposées.

Une pratique qui pourrait ne pas être isolée

Le problème ne semble pas se limiter aux parkings autour de l’aéroport d’Orly. En effet, un expert interrogé a expliqué que de telles pratiques pourraient être répandues dans d’autres aéroports en France. Ce phénomène concerne notamment les parkings proches des zones d’embarquement où les tarifs sont généralement élevés.

À lire :  Ce van compact Chausson V594L offre un super confort à petit prix

À titre d’exemple, un automobiliste ayant laissé sa voiture dans le parking de l’aéroport de Toulouse-Blagnac a vu sa facture grimper à 1 148 € pour seulement deux jours de stationnement. Ce dernier s’était en effet garé dans la zone « dépôt minute », où les 10 premières minutes sont gratuites, mais les frais augmentent ensuite de manière exponentielle.

Les automobilistes qui choisissent de ne pas payer des montants exorbitants pour un stationnement sur place doivent donc faire preuve d’une vigilance accrue. Et, en cas d’incident, il reste difficile de faire valoir ses droits face aux plateformes de réservation qui se désengagent de toute responsabilité.

Julien
Julien