Et si votre prochaine voiture arrivait… en kit ? Non, ce n’est pas une blague ni une publicité Ikea. Le groupe Stellantis semble sérieusement envisager cette idée pour bousculer le marché automobile. Objectif : proposer des microvoitures électriques à assembler localement, pièce par pièce, dans des petites usines proches des lieux de vente. Un concept qui intrigue autant qu’il interroge.
Luvly, le partenaire venu du Nord
Derrière cette idée, un acteur inattendu : Luvly, start-up suédoise spécialisée dans les véhicules légers et minimalistes. Vous l’avez peut-être déjà croisée, avec sa microvoiture au look épuré et à la conception ultra simplifiée. Stellantis a déjà officialisé un partenariat avec Luvly, histoire d’étudier sérieusement la faisabilité du projet.
Le principe est simple : au lieu d’importer des voitures toutes faites, on livre des kits prêts à assembler dans des micro-usines locales, au plus près des consommateurs. Une révolution dans la distribution automobile, pensée pour les zones urbaines où le besoin de véhicules compacts, pratiques et écologiques explose.
Des micromachines, mais de grandes ambitions
Ce n’est pas un hasard si Stellantis lorgne du côté des voitures sans permis ou des microvans électriques. Leur succès n’est plus à démontrer, il suffit de voir les ventes des Citroën Ami ou les répliques lancées par Renault ou Toyota. Mais le modèle économique pourrait encore évoluer. Aujourd’hui, la production industrielle, notamment en Afrique du Nord, reste plus compétitive.

L’enjeu est donc clair : si Stellantis parvient à augmenter la cadence et réduire les coûts de production locale, ces véhicules en kit pourraient devenir une alternative très attractive pour les citadins pressés, soucieux de leur empreinte carbone et de leur budget.
La Luvly O, petite mais costaud
Sur le papier, la Luvly O a des arguments qui donnent à réfléchir. Imaginez une microvoiture de moins de 400 kg, capable de filer à 90 km/h, avec une autonomie de 100 km. Le tout doté d’un coffre plus généreux que certaines citadines (267 litres, rien que ça).
Mais la vraie astuce réside dans ses batteries ultra-légères de 15 kg. Vous ne voulez pas attendre la recharge ? Pas de souci, il suffit de les swapper en quelques minutes. Une souplesse d’utilisation qui pourrait séduire nombre d’automobilistes, notamment dans les grandes agglomérations.
Et le prix ? Pour l’instant, Luvly annonce un tarif autour de 10 000 €. Mais l’arrivée de Stellantis pourrait bien faire bouger les lignes : production à grande échelle, économies d’échelle, et pourquoi pas une démocratisation de cette petite voiture modulable ?
Bonne ou mauvaise idée ?
Derrière ce projet se cache une vraie réflexion sur l’avenir de l’automobile en ville : légèreté, simplicité, réparabilité et moindre impact écologique. Mais la question reste entière : les consommateurs sont-ils prêts à troquer leur voiture toute faite contre un modèle à assembler, même partiellement ?
Ce qui est sûr, c’est que l’industrie automobile est en pleine mutation, et Stellantis entend bien y jouer un rôle moteur. Reste à voir si cette approche séduira les urbains… ou si elle restera une bonne idée sur le papier.




