Marché auto juin 2025 : 10 faits marquants d’un semestre dans le rouge

Un mois de juin morose, un semestre dans le rouge, et des perspectives qui peinent à rassurer. Le marché automobile français traverse une zone de turbulence, marquée par une baisse généralisée des immatriculations et des signaux d’alerte dans presque tous les segments.

1. Un mois de juin à l’arrêt complet

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 169 504 véhicules neufs immatriculés en juin, soit une baisse de 6,7 % par rapport à l’année précédente. Une période pourtant habituellement dynamique, souvent boostée par les journées portes ouvertes des concessions. Sur le semestre, la chute atteint 7,9 %, avec 842 203 véhicules écoulés. L’objectif des 1,7 million d’unités annuelles paraît désormais hors d’atteinte, sauf retournement improbable.

2. Dacia sauve la mise chez Renault

Dans ce contexte déprimé, une bonne surprise : le groupe Renault limite la casse grâce à sa filiale Dacia, qui affiche une hausse spectaculaire de 27,3 % avec 16 451 unités. Si Renault recule légèrement (−3,2 %, 32 700 unités), l’ensemble du groupe progresse tout de même de 2,2 % depuis janvier, atteignant 232 428 véhicules.

3. Stellantis en grande difficulté

C’est la plus grosse déception du mois. Le groupe Stellantis accuse une baisse de 8 %, totalisant 41 809 immatriculations. Citroën chute lourdement (−9,4 %), malgré le renouvellement de sa gamme, tandis que Peugeot stagne à peine dans le vert (+0,8 %). Sur le semestre, le groupe perd près de 12 %.

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4. BMW tire son épingle du jeu dans le premium

Seul le groupe BMW surnage dans l’univers des marques premium, avec une progression de 15,4 %, notamment portée par Mini (+56,7 %). En face, Mercedes-Benz (−2,1 %) et Audi (−6,3 %) reculent. Un contraste qui souligne l’attractivité intacte du constructeur bavarois.

5. Le ventre mou s’enfonce : Hyundai, Ford, Nissan, Fiat

Ces marques, autrefois solides, s’effondrent. Hyundai recule de 24,5 %, Ford de 22,1 %, et Fiat s’enfonce avec une chute de 41,8 %. Des baisses alarmantes pour des groupes qui peinent à renouveler leurs offres ou à livrer leurs modèles phares.

6. L’électrique stagne, l’hybride s’envole

Le véhicule électrique est à l’arrêt : 17 % de part de marché, en baisse de 3,3 %. En revanche, les hybrides non rechargeables (FHEV) et les mild-hybrids (MHEV) progressent respectivement de 10,2 % et 43,6 %, frôlant chacun les 22 % de part de marché. Les hybrides rechargeables (PHEV) reculent lourdement (−16,1 %), tandis que le diesel continue son déclin : 5,7 % du marché (−40 %).

7. Les entreprises désertent le marché

Le canal des flottes d’entreprise est en berne. Les immatriculations par les sociétés et administrations chutent de 15,4 %, et celles des loueurs longue durée de 22,8 %. Seules les locations de courte durée résistent (+5,5 %), boostées par la saison estivale.

8. Peugeot résiste mieux sur les flottes

Dans le segment des ventes aux entreprises, Peugeot limite la casse (−3,3 %), devançant Renault (−7,8 %). Citroën, en revanche, décroche de manière spectaculaire avec une chute de 41,1 %.

9. Les utilitaires plongent

Le marché des véhicules utilitaires légers (VUL) chute de 28,7 % en juin, une baisse encore plus marquée que pour les VP. Renault s’effondre (−42,1 %), Peugeot recule de 16 %, et Citroën limite les dégâts à −4,1 %.

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10. L’occasion flanche elle aussi

Même le marché de la seconde main souffre. Les ventes de voitures d’occasion baissent de 4,1 %, tombant à 449 100 unités. Seules quelques marques tirent leur épingle du jeu : Dacia (+5,1 %), Toyota (+8,4 %) et BMW (+2 %). Fait marquant : les modèles de plus de 15 ans dominent encore avec 133 000 transactions, en hausse de 6,4 %.

Un marché en perte de vitesse, une demande hésitante, et des perspectives incertaines : le premier semestre 2025 s’achève sans éclat pour l’automobile française. Reste à voir si le leasing social, prévu pour septembre, pourra inverser la tendance. Pour l’heure, le moteur reste au point mort.

 

Julien
Julien