Il rachète sa propre voiture… sans savoir qu’elle lui avait été volée des années plus tôt

C’est une histoire à peine croyable, digne d’un scénario de comédie britannique : un homme achète une voiture d’occasion… sans se douter qu’il s’agit en réalité de son propre véhicule volé quelques mois plus tôt. Le plus étonnant, c’est que tout semblait en règle. Mais certains détails familiers ont fini par trahir l’imposture. Voici le récit de cette aventure rocambolesque.

Une Honda Civic volée en pleine nuit

L’affaire commence à Solihull, dans la banlieue de Birmingham. Ewan Valentine, un quadragénaire britannique, découvre un matin que sa Honda Civic noire a disparu. Pas un bruit, pas de trace, et surtout aucune image : la batterie de sa caméra de surveillance était malheureusement à plat cette nuit-là. De quoi frustrer encore un peu plus ce passionné d’automobile, qui confie avoir eu un vrai coup de cœur pour cette voiture achetée sur un coup de tête – probablement un caprice de la quarantaine, plaisante-t-il lui-même.

Abattu mais résolu, il décide quelques semaines plus tard de tourner la page en cherchant une voiture identique. Même modèle, même finition, même couleur. Une sorte de doublon sentimental pour apaiser la perte.

Un coup de cœur… pour la même voiture

Parmi les nombreuses annonces en ligne, Ewan tombe sur un modèle étonnamment semblable à celui qu’il avait perdu. Trop semblable, même. « C’était comme revoir un fantôme », raconte-t-il. Pourtant, les numéros de série, l’immatriculation et le kilométrage ne correspondent pas. Le vendeur est un garagiste respectable, les papiers semblent en règle… Alors pourquoi se méfier ? Convaincu, Ewan signe l’achat pour la somme rondelette de 22 000 livres, soit environ 26 000 euros.

À lire :  Changer ses pneus soi-même : le geste simple qui peut faire fondre votre budget vacances

Mais dès qu’il prend place derrière le volant, les coïncidences s’accumulent. Le GPS indique des adresses familières : chez ses parents, son lieu de travail… Son téléphone se connecte automatiquement au Bluetooth. Et dans l’habitacle, il retrouve même ses bonbons préférés, un vieux piquet de tente et des aiguilles de sapin de Noël coincées dans le coffre. De quoi éveiller sérieusement les soupçons.

Une visite chez Honda pour confirmer l’impensable

Intrigué, Ewan pousse la porte d’une concession Honda pour faire vérifier le véhicule. En quelques minutes, un technicien identifie formellement la voiture : c’est bien celle qu’on lui avait volée. La surprise laisse vite place à un mélange de stupeur et d’agacement. Il venait de racheter sa propre voiture, avec toutes les preuves à l’intérieur.

Selon les experts, ce cas est un exemple frappant de « clonage de véhicule » : des documents falsifiés, un compteur trafiqué, et un garagiste lui-même berné. Même la police, saisie de l’affaire, admet qu’il s’agit de l’un des meilleurs faux qu’ils aient rencontrés. « Tout avait l’air parfaitement légal », résume Ewan sur ses réseaux sociaux, où il a partagé son histoire.

Peut-il espérer un remboursement ?

L’affaire n’est pas encore tout à fait close. Ewan espère aujourd’hui récupérer les 22 000 livres versées au garagiste, qu’il estime responsable. Car selon la législation britannique, seul le propriétaire légitime d’un véhicule a le droit de le vendre. Et dans ce cas, la Civic était toujours déclarée volée au moment de la transaction.

Si son histoire fait sourire, elle souligne aussi les limites du marché de l’occasion, où même un professionnel peut être trompé par des documents falsifiés. En France comme au Royaume-Uni, des plateformes officielles comme Histovec permettent de vérifier gratuitement l’historique d’un véhicule, et évitent parfois ce genre de mésaventures coûteuses.

À lire :  Xiaomi lève le voile sur sa prochaine voiture électrique — ce qu’il faut absolument savoir

À défaut d’une morale universelle, Ewan Valentine aura au moins gagné une anecdote incroyable à raconter – et probablement un peu de notoriété sur Instagram.

Julien
Julien