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Hyundai dévoile son plan pour multiplier par 4 ses ventes électriques en Europe d’ici 2030, sans abandonner le thermique

Hyundai dévoile son plan pour multiplier par 4 ses ventes électriques en Europe d’ici 2030, sans abandonner le thermique

Hyundai prépare une accélération spectaculaire en Europe, avec des véhicules électriques beaucoup plus nombreux et une ambition chiffrée qui change d’échelle. Pourtant, le constructeur coréen ne mise pas tout sur une seule technologie. Son plan jusqu’en 2030 dessine une gamme plus large, où l’électrique, l’hybride, l’hybride rechargeable et même l’hydrogène doivent cohabiter.

Cette stratégie pourrait profondément modifier la place de Hyundai sur le marché européen. Mais l’objectif ne repose pas seulement sur de nouveaux modèles visibles en concession.

Pourquoi Hyundai veut renforcer sa présence électrique en Europe

Le marché automobile européen devient plus concurrentiel et plus fragmenté. Hyundai doit affronter les marques historiques, mais aussi l’arrivée de constructeurs chinois qui progressent rapidement dans l’électrique.

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Dans ce contexte, le groupe a présenté à ses investisseurs une feuille de route particulièrement offensive. Hyundai prévoit plus de 100 lancements de produits dans le monde d’ici 2030.

Ce total ne correspond pas uniquement à 100 automobiles entièrement inédites. Le constructeur inclut aussi les restylages, les évolutions de gamme et l’arrivée de nouvelles motorisations. Cela reste néanmoins un rythme industriel et commercial très soutenu.

L’Europe occupe une place importante dans ce programme. 41 lancements sont annoncés sur le Vieux Continent d’ici 2030, ce qui confirme que Hyundai ne considère pas cette région comme un marché secondaire.

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Le chiffre le plus marquant concerne les véhicules électriques à batterie. Hyundai veut faire passer ses ventes européennes de voitures électriques de 116 000 unités à 420 000 unités à l’horizon 2030.

IndicateurObjectif Hyundai en Europe
Ventes annuelles de véhicules électriquesDe 116 000 à 420 000 unités d’ici 2030
Lancements prévus41 d’ici 2030
Couverture visée du marché électrique85 % avec une gamme entièrement électrique
SUV et utilitaires électriques annoncés5 modèles d’ici la fin de la décennie

Atteindre 420 000 ventes représente un quasi-quadruplement des volumes. Pour y parvenir, Hyundai devra proposer des véhicules adaptés à davantage de budgets, d’usages et de catégories. C’est précisément là que le plan produits prend tout son sens.

Les SUV et utilitaires électriques doivent porter l’objectif de 420 000 ventes

Hyundai n’a pas encore révélé toute sa liste de futurs modèles européens. La marque a toutefois confirmé la commercialisation de cinq SUV et véhicules commerciaux légers électriques en Europe avant la fin de la décennie.

Ce choix est stratégique. Les SUV restent très recherchés par les familles et les professionnels, tandis que les utilitaires électriques deviennent essentiels pour les livraisons urbaines et les flottes d’entreprises.

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Jusqu’ici, Hyundai proposait plusieurs électriques au positionnement assez différent. Le Hyundai Kona Electric et le grand Hyundai Ioniq 9 correspondent pleinement à la catégorie des SUV.

Les Hyundai Inster, Ioniq 3 et Ioniq 5 s’inscrivent davantage dans l’univers des crossovers. La Hyundai Ioniq 6 est une berline, tandis que le Hyundai Staria se présente comme un van.

La future Ioniq 3 doit notamment participer à cette montée en puissance. Elle sera fabriquée en Turquie, un élément important pour la présence industrielle de Hyundai à proximité du marché européen.

Hyundai veut ainsi couvrir davantage de besoins sans limiter son offre à des silhouettes atypiques. Le constructeur indique viser 85 % de couverture du marché avec un portefeuille de véhicules entièrement électriques.

Cette formule ne signifie pas que 85 % des voitures vendues seront forcément électriques. Elle indique plutôt que la gamme électrique Hyundai doit pouvoir répondre à une très grande part des segments et usages du marché. Reste à savoir comment la marque compte combler son absence actuelle dans les utilitaires.

Les utilitaires électriques ouvrent un nouveau terrain de jeu à Hyundai

Hyundai est aujourd’hui absent du marché européen des véhicules utilitaires légers. Cette lacune contraste avec les ambitions annoncées pour la décennie à venir.

Sa filiale Kia vient justement de s’engager sur ce créneau avec le Kia PV5, un utilitaire au style très avant-gardiste. Cette arrivée donne un indice sur les possibilités offertes au sein du groupe coréen.

Hyundai pourrait s’appuyer sur une base technique proche pour développer sa propre offre. Le constructeur n’a pas confirmé ce scénario, mais la logique industrielle serait cohérente avec les pratiques déjà visibles chez plusieurs concurrents.

Le groupe Stellantis commercialise déjà des utilitaires très proches sous plusieurs marques. Cette stratégie permet de répartir les coûts de développement et de proposer une même architecture à différents réseaux de distribution.

Pour Hyundai, l’enjeu dépasse la simple présence dans les concessions. Les artisans, les collectivités et les entreprises recherchent désormais des fourgons électriques pour circuler dans les zones urbaines soumises à des restrictions.

Une gamme de véhicules commerciaux légers renforcerait donc la visibilité de la marque auprès des professionnels. Elle aiderait aussi Hyundai à atteindre ses volumes électriques sans dépendre uniquement des ventes aux particuliers.

Mais Hyundai ne veut pas devenir un constructeur exclusivement électrique à court terme. Sa réponse aux besoins européens repose sur une coexistence assumée entre plusieurs motorisations.

Hybride, rechargeable et hydrogène : Hyundai refuse le tout-électrique

Le plan Hyundai ne prévoit pas l’abandon immédiat des moteurs thermiques. La marque continue au contraire à considérer les motorisations hybrides comme un pilier important de son offre.

Le meilleur exemple est le Hyundai Tucson, l’un des modèles les plus importants de la marque. Son prochain renouvellement doit continuer à privilégier les versions hybrides et hybrides rechargeables.

Un hybride associe un moteur thermique et une assistance électrique. Un hybride rechargeable dispose d’une batterie plus importante, qui peut être rechargée sur une prise ou une borne. Ces technologies répondent à des usages différents de l’électrique à batterie.

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Le nouveau Tucson a déjà été dévoilé en Corée. Sa version européenne doit toutefois conserver des dimensions un peu plus compactes que celles proposées sur d’autres marchés.

Hyundai reste aussi l’un des rares constructeurs, aux côtés de BMW et Toyota, à continuer d’investir dans l’hydrogène. Le Hyundai Nexo vient d’ailleurs d’accueillir une deuxième génération.

Cette technologie n’est cependant pas pensée comme un levier de volume immédiat. Le Nexo affiche des prix supérieurs à ceux d’un BMW iX3, ce qui limite forcément sa diffusion auprès du grand public.

  • Électrique à batterie : priorité pour augmenter les volumes européens d’ici 2030.
  • Hybride : solution maintenue sur des modèles à fort volume comme le Tucson.
  • Hybride rechargeable : option conservée pour certains automobilistes et marchés.
  • Hydrogène : technologie poursuivie avec le Nexo, mais sans objectif de grande diffusion annoncé.

Cette diversité permet à Hyundai de ne pas dépendre d’un seul scénario. Elle devra toutefois être lisible pour les acheteurs, surtout dans les segments les plus disputés.

Un futur SUV urbain doit remplacer le Hyundai Bayon

Hyundai prépare aussi un nouveau SUV du segment B, dont la présentation est annoncée comme imminente. Son identité reste encore mystérieuse, mais sa mission paraît plus claire.

Ce modèle doit prendre la relève du Hyundai Bayon. Ce SUV urbain se positionne face aux Renault Captur et Peugeot 2008, deux références très installées en Europe.

Il pourrait reprendre la base de la nouvelle Hyundai i20. Cette citadine a déjà été dévoilée au Brésil et doit également arriver sur le marché européen.

Le segment B est décisif, car il rassemble des véhicules plus compacts et souvent plus accessibles que les grands SUV. Un modèle bien placé peut y attirer des conducteurs urbains, des jeunes familles et des clients cherchant un véhicule polyvalent.

Hyundai devra néanmoins éviter une erreur fréquente : multiplier les silhouettes sans rendre chaque modèle clairement identifiable. Entre SUV, crossover, citadine, berline et van, l’acheteur doit comprendre rapidement quel véhicule correspond à son usage.

Ce qu’il faut surveiller d’ici 2030

Le chiffre de 100 lancements peut impressionner, mais il faut le lire avec précision. Il comprend les nouveaux modèles, mais aussi les restylages et les nouvelles motorisations. Tous ne constitueront donc pas des créations entièrement inédites.

Il faut aussi distinguer les modèles mondiaux des véhicules spécifiquement destinés à certains marchés. Une partie du plan produits Hyundai concerne l’Europe, tandis que d’autres lancements seront réservés à d’autres régions.

Enfin, le succès de l’objectif électrique dépendra de plusieurs éléments concrets : le rythme des lancements, la couverture des segments, la compétitivité face aux marques chinoises et l’accueil réservé aux nouveaux SUV et utilitaires.

Hyundai avance avec une ligne claire : accélérer fortement sur l’électrique, sans renoncer aux hybrides ni à l’hydrogène. Les 41 lancements européens annoncés d’ici 2030 diront si cette stratégie multi-énergies peut réellement transformer les 116 000 ventes électriques actuelles en 420 000 immatriculations.

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