La voiture reste le moyen de transport préféré des Français pour partir en vacances, loin devant le train ou l’avion. Mais lorsqu’il s’agit de passer à la voiture électrique, l’enthousiasme se refroidit, malgré des avantages réels en termes de confort et de coût d’entretien.
Un attachement fort à la voiture… mais pas forcément électrique
Selon une enquête réalisée par Peugeot et l’IFOP en mai 2025 auprès de 1 002 personnes, 86 % des Français choisissent la voiture pour leurs vacances. Flexibilité, économie pour les familles, confort, polyvalence : les arguments en faveur de la voiture sont nombreux, d’autant que les retards ou annulations de trains et d’avions ne sont pas rares.
Pourtant, seulement 15,6 % des voitures neuves immatriculées en Europe au premier semestre 2025 étaient électriques. En France, la part grimpe à 17,5 %, mais reste modeste face à l’objectif de la Commission européenne : 100 % de ventes “zéro émission” dès 2035 et une réduction de 50 % des émissions de CO₂ d’ici 2030.
Les freins à l’adoption restent les mêmes
L’étude révèle que 75 % des Français jugent difficile de partir en vacances en véhicule électrique. Les principaux obstacles cités sont :
Coût d’achat élevé (71 %).
Autonomie limitée.
Temps de recharge jugé trop long.
Crainte des files d’attente aux bornes, notamment sur les aires d’autoroute lors des grands départs.
Une expérience encore peu tentée… mais souvent appréciée
Seuls 8 % des Français ont déjà voyagé en vacances en électrique. Pourtant, ceux qui l’ont fait soulignent ses atouts :
Conduite silencieuse et sans vibrations, propice à la détente.
Coût d’entretien réduit par rapport aux moteurs thermiques.
En revanche, l’idée que ces véhicules tomberaient moins souvent en panne est fausse : la fréquence des pannes est comparable à celle des modèles essence ou diesel.
Les jeunes plus ouverts… mais moins acheteurs
Les nouvelles générations se montrent plus prêtes à passer à l’électrique, mais elles représentent une faible part des acheteurs de voitures neuves. En France, l’âge moyen d’achat est de 54 ans. Résultat : ceux qui veulent le changement roulent moins, et ceux qui roulent plus sont souvent plus réticents.
Le besoin crucial d’infrastructures
Enfin, 78 % des personnes interrogées réclament davantage de bornes de recharge dans les zones touristiques. Ce manque d’infrastructures est perçu comme un frein structurel, nécessitant un effort collectif impliquant constructeurs, collectivités, opérateurs et acteurs du tourisme.
Sans cet accompagnement global, conclut l’étude, la transition vers l’électrique risque de rester perçue comme incomplète… et de freiner encore les départs en vacances à batterie.




