Urgence chez Stellantis : un risque d’incendie force un rappel massif des moteurs PureTech

Le constructeur automobile Stellantis se retrouve une nouvelle fois sur le devant de la scène, et pas pour annoncer un nouveau modèle ou une avancée technologique. Cette fois, c’est un souci mécanique qui pousse à rappeler 68 000 véhicules en circulation. En cause ? Un composant défaillant, fourni par un sous-traitant, qui pourrait dans certains cas… provoquer un début d’incendie.

Si vous êtes propriétaire d’une Citroën C3, d’une Peugeot 208 ou d’une Opel Corsa équipées du moteur essence PureTech 82 chevaux, mieux vaut ouvrir votre courrier dans les jours qui viennent. Vous pourriez y trouver une convocation inattendue chez le concessionnaire.

Le problème ne vient pas du moteur… ou presque

Contrairement à certaines affaires passées où la conception même du moteur était mise en cause, cette fois, Stellantis dédouane son bureau d’ingénierie. Il s’agirait, selon le groupe, d’un souci de fabrication externe : un défaut sur une pièce livrée par un fournisseur.

Le composant en question ? Une buse de refroidissement par jet d’huile, située au niveau du piston. Son usure prématurée peut engendrer un claquement moteur, voire une perte de puissance. Dans des cas rares, mais non négligeables, cela pourrait aller jusqu’à un risque de surchauffe au point de causer un début d’incendie. Rien de rassurant, on vous l’accorde.

Quels véhicules sont concernés ?

Là encore, le rappel est bien ciblé : il touche trois modèles phares du groupe dans leur version la plus accessible. Les modèles équipés du 1.2 PureTech atmosphérique de 82 chevaux et produits entre 2022 et 2024 :

  • 57 000 Citroën C3
  • 2 500 Peugeot 208
  • 8 000 Opel Corsa
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Un moteur souvent choisi pour sa sobriété, ses coûts d’entretien maîtrisés et son usage principalement urbain. Bref, le moteur « raisonnable » par excellence. Mais voilà, un petit composant vient semer la pagaille dans la mécanique bien huilée.

Et maintenant, que faire ?

Pas de panique : les propriétaires concernés recevront prochainement un courrier officiel les invitant à prendre rendez-vous en atelier. L’intervention est gratuite, et plutôt rapide : 30 minutes suffisent pour effectuer l’opération.

Elle consistera à remplacer l’huile moteur (par une formulation plus adaptée) ainsi que le filtre à huile. Une précaution simple, mais qui devrait suffire à écarter tout danger.

Une goutte d’huile dans un baril de confiance ?

Stellantis n’en est pas à son premier rappel. Entre les soucis d’airbags Takata (qui, au passage, touchent aussi des marques comme Volkswagen) et les critiques sur la fiabilité des PureTech turbocompressés, la confiance des automobilistes a été mise à rude épreuve ces dernières années.

Pour autant, le rappel préventif reste une preuve de transparence, et les autorités comme la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) rappellent que ces campagnes sont encadrées et obligatoires dès lors qu’un risque est identifié.

Alors certes, ce n’est pas la visite chez le concessionnaire la plus enthousiasmante, mais c’est celle qui peut vous éviter de terminer votre trajet… en voiture en flammes.

Julien
Julien