Et si la voiture du futur n’était pas un bolide tapageur, mais une plume qui glisse sur la route ? Avec une consommation ridicule de 4 kWh/100 km, la LINE de Facteur Dix redéfinit la mobilité électrique avec audace et intelligence.
Une consommation énergétique à peine croyable
Imaginez une voiture qui consomme moins qu’un scooter électrique. Sur le papier, cela frôle l’utopie. Et pourtant, c’est exactement ce que propose Facteur Dix, une start-up normande fondée par deux ingénieurs passionnés, Marc Guillemaud et Augustin Roulleaux Dugage. Leur prototype, baptisé LINE, ambitionne de devenir le véhicule le plus efficace énergétiquement jamais conçu.
Avec une consommation annoncée de 4 kWh/100 km, on est très loin des standards actuels. En version thermique, cela reviendrait à rouler avec 0,45 litre aux 100 km. De quoi faire frissonner n’importe quel constructeur auto.
@numerama Ce jeudi 3 juillet, la start-up Facteur Dix a dévoilé le prototype de sa concept car super efficiente : le LINE. On vous présente cette voiture qui consomme moins qu’un scooter ! #numerama #auto #tech #techtok #sinformersurtiktok #electriccar #electrique #voiture #conceptcar ♬ son original – Numerama
L’art de consommer moins : masse, aérodynamisme, efficacité
Pour parvenir à une telle prouesse, trois leviers ont été activés :
Un poids plume : grâce à l’usage intensif du carbone, la LINE affiche moins de 500 kg sur la balance. Un exploit dans un secteur où les voitures électriques flirtent souvent avec la tonne et demie.
Un aérodynamisme soigné : sa forme de goutte d’eau, ses trois roues, ses surfaces lisses, et ses tunnels d’air latéraux optimisent le passage du flux. Résultat, un SCx de 0,28, là où des références comme la Tesla Model 3 ou la Mercedes EQS tournent autour de 0,50.
Une surface frontale minimale : cet élément, souvent oublié du grand public, joue pourtant un rôle capital dans la résistance à l’air.
L’esthétique, elle aussi, n’a pas été sacrifiée : portes en élytre, cockpit bulle, et inspiration tirée des anciennes voitures des 24 Heures du Mans donnent à cette voiture un cachet inattendu.

Dimensions modestes, grande autonomie
Avec ses 3,93 m de long, 1,70 m de large à l’avant et 76 cm à l’arrière, la LINE se faufile partout. Sa batterie de 30 kWh, fabriquée en Chine, suffit à lui offrir une autonomie de 500 km, voire 750 km en usage urbain. Et pour ceux qui aiment aller vite : le rechargement de 10 à 80 % prend à peine 10 minutes, sous réserve de la puissance disponible.
Le tout est animé par des moteurs intégrés dans les roues avant, pour une puissance de 70 chevaux et une vitesse de pointe annoncée à 165 km/h. Sobre mais nerveux.

À l’intérieur : dépouillement réfléchi
Pas de gadgets inutiles. Ici, pas d’écran géant, ni de domotique avancée. Juste l’essentiel : deux sièges (légèrement décalés), un coffre de 90 litres, et un système minimaliste. La priorité ? L’efficience, encore et toujours.
Les rétroviseurs sont remplacés par des caméras, installées dans les canaux d’air latéraux. Un clin d’œil moderne à une voiture qui ne cherche pas à en mettre plein la vue, mais à rouler loin, longtemps, et proprement.

Une ambition industrielle dès 2030
La commercialisation de la LINE passera par deux phases. D’abord, une première série limitée entre 150 000 et 200 000 €, prévue pour 2027, réservée à quelques passionnés souhaitant soutenir le projet.
Puis, à l’horizon 2030, 500 exemplaires par an devraient sortir d’une usine française, avec un prix visé autour des 30 000 €. De quoi rendre accessible une technologie qui semblait réservée à des laboratoires futuristes.

Dans un monde où l’on parle souvent de sobriété sans jamais vraiment l’atteindre, la LINE incarne une réponse concrète, technique et désirable. Une voiture qui ne se contente pas de consommer peu : elle repense notre rapport à la mobilité.




