Bonus EV : ce nouveau coup de pouce est encore plus généreux !

Le bonus écologique, dont la généreuse allocation favorisait jusqu’alors l’achat de véhicules électriques grâce à la trésorerie de l’État, change de modèle. Dès le 1er juillet 2025 — si le Conseil supérieur de l’énergie donne son feu vert — ce « Coup de pouce » sera financé par les certificats d’économies d’énergie (CEE), prélevés auprès des fournisseurs de gaz, de fioul et d’électricité. On passe ainsi au principe des « pollueurs payeurs », où Engie, EDF ou TotalEnergies contribuent directement à la transition, et non plus le budget national. Cette nouvelle formule court jusqu’au 31 décembre 2025, mais son avenir au-delà reste à préciser.

Une prime bonifiée par rapport à l’ancien bonus

Selon François Gatineau, président du cabinet Mobileese, « maintenir une aide est une excellente chose, mais l’incertitude plane sur sa pérennité ». La clé reposera sur les futurs objectifs d’économies dans le cadre des CEE, fixés chaque année par le ministère de la Transition énergétique.

Sur le volet montants, ce nouveau « Coup de pouce » offre un coup de pouce plus substantiel :

  • 3 000 à 4 200 € pour les ménages modestes ou en précarité énergétique, contre 2 000 à 3 000 € auparavant,

  • Un gain supplémentaire de 200 à 1 200 € pour les autres tranches de revenus, les déciles les plus aisés bénéficiant des hausses maximales.

Résultat : un marché des VE en pleine phase de redémarrage. Après une baisse de 7,3 % des immatriculations depuis janvier, ces enveloppes renforcées tombent à point nommé pour relancer les ventes.

Exemple de terrain : un concessionnaire Renault à Lyon m’a raconté avoir déjà enregistré plusieurs réservations « en attente du nouveau bonus », signe que l’annonce seule influe déjà sur les décisions d’achat.

Adapter rapidement les professionnels… et les particuliers

Le coup de maître du dispositif CEE, c’est qu’il s’appuie sur des délégataires d’obligations d’économies d’énergie pour verser la prime. Pour les vendeurs et distributeurs, c’est une nouvelle donne : flux de paperasse différent, interlocuteurs à identifier, délais de remboursement à recalibrer. Et pour l’acheteur, attention aux frais de gestion qui seront déduits directement de la prime. Une complexité supplémentaire dans un paysage administratif déjà dense.

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Vers un leasing social dès septembre

Pour compléter l’offre, 20 % des fonds CEE seront fléchés vers la mobilité durable. À partir de septembre, un leasing social de véhicules électriques — à partir de 100 € par mois sous conditions de ressources — sera lancé. Jusqu’à présent, ces certificats servaient principalement à la rénovation énergétique des bâtiments via MaPrimeRénov’ (dispositif qui se termine en juillet). Désormais, ils deviennent un levier pour démocratiser l’accès aux VE, tout en épongant les coffres de l’État.

Julien
Julien